Les dames ont été retrouvées
Patrick Rodrigue
Faits divers - Publié le 17 août 2009 à 09:44
La Sûreté du Québec vient de retrouver les deux femmes qui étaient portées disparues depuis 23 h dimanche soir dans le secteur de Bellecombe.
Les deux Rouynorandiennes ont donné signe de vie à la police vers 12 h 45. Elles sont tombées à l'eau dans le secteur du rapide de l'Esturgeon, où la police a été appelée à plusieurs reprises pour des naufrages de par le passé.
«Leur embarcation est restée coincée dans les rapides, tandis qu'elles ont été emportées par le courant. Comme elles portaient leur veste de flottaison individuelle, elles sont parvenues à rejoindre une île, où elles ont passé la nuit. Le lendemain, elles ont rejoint à la nage, puis à la marche la pourvoirie de Grassy Narrows, dans le coin de Moffet au Témiscamingue. De là, elles ont contacté leurs proches pour leur signaler qu'elles étaient toujours en vie», a raconté Richard Carlos, responsable des communications à la Sûreté du Québec.
Sans laisser de traces
Les deux femmes étaient parties plus tôt dans la journée pour faire de la motomarine sur les eaux du lac Kanasuta. Vers 23 h, alors qu'elles n'étaient toujours pas revenues, leurs proches ont alerté la police, qui a tout de suite amorcé des recherches.
«Sur place, nous n'avons retrouvé aucune trace de leur véhicule. Nous avons alors entrepris de vérifier tous les plans d'eau avec débarcadère du secteur. Le véhicule a finalement été retrouvé au milieu de la nuit au débarcadère de la baie Caron à Bellecombe. Depuis 6 h ce matin, des recherches sont en cours sur le plan d'eau pour retrouver les deux femmes», a indiqué M. Carlos.
Perte de temps
Le manque d'information fourni par les deux femmes a fait perdre un temps précieux à la police. «Un des principes sur lesquels la formation en sécurité nautique insiste le plus, c'est de toujours dire à nos proches sur quel plan d'eau on va naviguer ainsi que l'itinéraire. Si on décide de faire des changements, il faut aussi en avertir nos proches. Ça peut parfois faire toute la différence entre la survie et la mort», a fait valoir Richard Carlos.
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