Il faut agir et non réfléchir à l’avenir des cégeps
Patrick Rodrigue
Éducation - Publié le 4 septembre 2009 à 15:37
Québec doit arrêter de tergiverser sur l’avenir des cégeps régionaux et plutôt mettre en place des moyens de concrétiser les solutions qui existent déjà.
C’est le message que sont venus livrer les présidents de Fédération des enseignants de Cégep (FEC) et de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mario Beauchemin et Réjean Parent, aux enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, le 2 septembre, lors d’une opération charme visant à les conduire dans le giron de la CSQ. Depuis la dissolution de la Fédération autonome du collégial, le Syndicat des enseignants du Cégep n’est en effet plus affilié à aucune centrale.
Créneaux exclusifs
«Les solutions pour assurer la survie des cégeps, on les a. Il suffit juste que le gouvernement donne les moyens de les appliquer», a fait valoir M. Beauchemin, en entrevue. Il propose notamment de développer des créneaux propres à chaque collège.
«Le meilleur exemple est le programme d’Arts et technologie des médias. Il n’y a qu’à Jonquière où on le retrouve. Dans votre région, on pourrait vous accorder l’exclusivité dans les programmes miniers, par exemple. Chaque cégep attirerait ainsi plus d’étudiants de l’extérieur», a-t-il indiqué.
La FEC-CSQ demande aussi une révision en profondeur du mode de financement des cégeps. À l’heure actuelle, si une cohorte compte moins de 10 élèves, Québec n’accorde pas de financement au programme. «Les cégeps des régions se trouvent donc pénalisés dès le départ en raison de leur population plus faible», a-t-il rappelé.
Guérison magique
Un autre élément auquel le gouvernement devra accorder plus d’importance est celui des ressources disponibles pour l’encadrement des étudiants avec des difficultés d’intégration ou d’apprentissage.
«Au primaire et au secondaire, les classes sont modifiées pour tenir compte de la charge supplémentaire qu’ils représentent pour l’enseignant. Pas au cégep. Pour Québec, c’est comme s’ils guérissaient par magie lorsqu’ils passent au collégial», a dénoncé Mario Beauchemin.
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